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Les jeunes et la généalogie – Paroles d’experts par Evelyne Duret

Notre experte de la semaine est Evelyne Duret ! Vous la connaissez sûrement, elle est la présidente de l’association « Les jeunes et la généalogie ».

Chez Famicity, nous pensons qu’il est essentiel que les nouvelles générations s’intéressent à l’histoire de leur famille. Evelyne et son équipe font un travail exceptionnel, je vous invite à découvrir ce projet grâce à cette interview !

Interview de Evelyne Duret

Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?Evelyne Duret

Evelyne : Je suis agrégée de géographie, professeur honoraire d’histoire-géographie. J’ai créé et animé un club de généalogie avec des collégiens dans le Val d’Oise pendant 17 ans. J’ai activement participé à l’organisation du colloque ‘Des racines pour créer l’avenir’ qui s’est déroulé aux Archives nationales le 28 mars 2015. Après avoir été présidente de la commission ‘Génécole’ de la Fédération Française de Généalogie, je suis devenue la présidente de l’association ‘Les jeunes et la généalogie’.

Comment vous est venue l’idée de créer l’association  » les jeunes et la généalogie  » ?

Evelyne : L’association « Les jeunes et la généalogie » a été créée par un groupe de personnes toutes convaincues que la pratique de la généalogie apporte beaucoup à tout le monde et aux jeunes en particulier. Nous sommes tous persuadés des bienfaits éducatifs de la généalogie. L’association existe depuis fin 2010. Elle est devenue beaucoup plus visible depuis qu’elle s’est dotée d’un blog (www.jeunesetgenealogie.blogspot.fr) qui fourmille d’idées d’activités généalogiques à faire avec les jeunes. Récemment, l’association a pu rencontrer de nombreux visiteurs sur son stand d’exposition au Grand Salon de généalogie à la Mairie du 15ème arrondissement à Paris.

Quelles sont les différentes missions de l’association ?

Evelyne : Les missions de l’association sont :

  • des publications telles que ‘Guider les jeunes sur la piste de leurs ancêtres’ (réédité en 2016 après épuisement de la 1ère édition)
  • l’aide, le conseil, pour la mise en œuvre de projets généalogiques en direction du jeune public
  • la formation, comme récemment une formation dispensée pour un BAFA ou bien à l’Ecole Nationale des Chartes
  • l ‘animation d’ateliers, de séances de généalogie directement avec le jeune public
  • le conseil, l’aide aux recherches pour et par le jeune public.
Des activités généalogiques peuvent être proposées à partir de l’âge d’environ 5 ans, en grande section de maternelle.

À partir de quel âge, un enfant peut-il commencer la généalogie ?

Evelyne : Des activités généalogiques peuvent être proposées à partir de l’âge d’environ 5 ans, en grande section de maternelle. Les jeunes enfants utilisent des étiquettes pré-écrites.
Ensuite, avec des enfants sachant lire et écrire, les activités généalogiques sont plus diversifiées et approfondies.
En fait, c’est à partir du moment où les enfants commencent à se poser des questions sur leurs origines que les activités généalogiques prennent tout leur sens.

Selon vous, quel est l’intérêt pour l’enfant de commencer la généalogie ?

Evelyne : L’intérêt de commencer sa généalogie pour un enfant, c’est de découvrir sa famille au sens large (le plus souvent il l’ignore), se l’approprier (la faire sienne). C’est une source d’épanouissement personnel puisque « je grandis comme un arbre, j’ai besoin de mes racines ». C’est aussi un moyen d’apprendre « sans s’en apercevoir », c’est-à-dire que la généalogie peut être une façon assez ludique d’acquérir de nombreuses compétences réutilisables un peu partout.

Pouvez-nous en dire plus sur la généalogie à l’école ?

Evelyne : La généalogie est apparue dans les établissements scolaires en 1957. Elle existe actuellement depuis la grande section de maternelle jusqu’au lycée et au-delà. La généalogie n’est pas citée dans les programmes scolaires, mais elle correspond très bien à plusieurs domaines du socle commun des connaissances et aux spécificités des cycles 2, 3 et 4. La généalogie pourrait être appelée à un fort développement, d’une part parce qu’elle est interdisciplinaire par nature (pour les enseignements pratiques interdisciplinaires), et d’autre part dans le cadre des NAP (les nouvelles activités périscolaires).

Les séances de généalogie à l’école sont fondées soit sur la généalogie personnelle des jeunes, soit sur la généalogie de personnages connus plus ou moins localement.

Comment se déroulent les séances de généalogie à l’école ?

Evelyne : Les séances de généalogie à l’école sont fondées soit sur la généalogie personnelle des jeunes, soit sur la généalogie de personnages connus plus ou moins localement. Pour les recherches personnelles, les premières séances sont davantage guidées: les jeunes découvrent les possibilités de recherches qui démarrent à peu près de la même manière pour tous. Puis, les recherches s’individualisent et l’animateur doit devenir très polyvalent. En revanche, les recherches sur un personnage peuvent être conduites collectivement ou individuellement.

La famille participe-t-elle à ces séances ?

Evelyne : La famille participe d’abord en donnant son autorisation par voie écrite pour que le jeune puisse entreprendre des recherches généalogiques. Ensuite, elle peut coopérer pour les recherches en aidant à retrouver des documents, en répondant aux questions-interviews de l’enfant / du jeune. Elle peut aussi être invitée en classe pour des interventions (par exemple, en maternelle et en primaire, pour la découverte d’autres cultures). Elle peut également accompagner des visites organisées.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent faire découvrir la généalogie à leurs enfants ?

Evelyne : Mes conseils pour faire découvrir la généalogie à ses enfants et / ou petits-enfants: l’adulte accompagne l’enfant, le guide, dans SES recherches. Cela signifie respecter le rythme de l’enfant, écouter son questionnement sans le dévaloriser (« Papy, est-ce tu envoyais des SMS à tes copains ? »), ne pas faire les recherches à sa place, ne rien forcer, faire des recherches AVEC l’enfant-le jeune, SELON son rythme et ses centres d’intérêt. La sincérité de l’adulte sollicité par des questions sera essentielle, primordiale, de façon à créer un climat de confiance avec l’enfant (il est donc recommandé de répondre à une question gênante par « cette question me rend triste ou m’embarrasse ou me gêne, je préfère attendre un peu pour te répondre, ou bien, telle personne pourrait sûrement t’en parler mieux que moi »).

Merci Evelyne d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

Vous pouvez retrouver toutes les actualités de l’association sur leur blog : jeunesetgenealogie.blogspot.fr mais aussi dans le groupe Linkedin !

Avez-vous déjà fait de la généalogie avec des enfants ? Racontez nous votre expérience !

À la semaine prochaine pour un nouveau rendez-vous Paroles d’Experts 🙂


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