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Rencontre avec Thierry Chestier, président de la Fédération Française de Généalogie – Paroles d’experts

La Fédération Française de Généalogie a récemment élu un nouveau président, Monsieur Thierry Chestier !

Une belle occasion pour réaliser une interview afin de mieux connaître le nouveau président : sa passion pour la généalogie, ses projets au sein de la Fédération Française de Généalogie…

Je vous laisse lire l’interview ci-dessous, en espérant que vous apprendrez beaucoup de choses !

 

Interview de Thierry Chestier

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Comment la passion de la généalogie est arrivée dans votre vie ?

Je suis sapeur-pompier, j’habite à Poitiers. J’ai découvert la généalogie en rencontrant un homonyme que je ne connaissais pas.

Mon père est le dernier d’une famille de 11, je suis né à Poitiers et mon père est né dans le Loiret. Quand nous nous rendions dans le Loiret, nos visites étaient limitées à la famille, mes grands-parents et mes oncles et tantes. Mon nom de famille, Chestier n’est pas un nom très courant. C’est, je pense, une souche monophylétique, c’est-à-dire qu’il y a une seule et unique souche.

En 86, à l’occasion d’un voyage, j’ai rencontré un Chestier que je ne connaissais pas. Cela m’a intrigué, j’ai cherché à savoir comment nous pouvions avoir un lien de parenté.

 

Et au final aviez-vous un lien de parenté ?

Et oui ! Mais du côté de ma grand-mère.

 

C’est à ce moment que vous avez adhéré à votre première association de généalogie ?

Oui, au départ j’ai commencé seul ma généalogie dans le Giennois mais j’ai eu beaucoup de mal, je n’y connaissais rien !

Puis une fois dans la Vienne, je me suis rendu aux archives départementales. J’ai remarqué que des personnes venaient souvent ensemble et prenaient beaucoup de notes. Ils faisaient des relevés.
En 91, je suis allé aux journées portes ouvertes du Cercle généalogique poitevin et j’y ai trouvé énormément d’informations. Une dame m’a alors demandé « Mais sur quelle famille travaillez-vous ? », je lui ai montré un peu gêné mes recherches car elles étaient très pauvres. Et elle m’annonce « Nous sommes cousins ! ». Elle m’a montré ses recherches et j’ai pu faire de belles découvertes. C’est comme ça que je me suis inscrit à l’association.

Ils m’ont tous beaucoup aidé dans mes recherches alors je me suis mis, moi aussi, aux relevés.

En 97, je suis devenu président du Cercle généalogique poitevin. Nous avions 450 adhérents.

En 2010, nous pouvions compter 600 personnes de plus. Nous sommes le cercle généalogique le plus médiatisé, nous avions mis en avant des cousinages de personnalités avec la généalogie poitevine. Cela a suscité beaucoup de relais dans la presse.

 

Comment êtes-vous devenu Président de la Fédération Française de Généalogie ?

En étant président du Cercle généalogique poitevin, je participais aux réunions de l’Union régionale Poitou-Charentes-Vendée. J’avais déjà accompagné plusieurs fois mon prédécesseur à des réunions.

Le président souhaitait quitter la présidence de l’union et il a proposé quelqu’un de « jeune et dynamique domicilié à côté de la gare de Poitiers ». À ce moment-là, tout le monde m’a regardé.

Je me suis retrouvé président de l’union régionale, et administrateur de la Fédération. Au fil des années, je suis devenu membre du bureau de la fédération, puis j’ai été sollicité pour être Président de la fédération.

Nous avons aussi un rôle de défense des associations, nous défendons le rôle des associations et leurs activités.

Quelles sont les missions de la Fédération Française de Généalogie ?

Nous avons plusieurs rôles, tout d’abord un rôle de représentants pour le monde de la généalogie auprès des institutions et des pouvoirs publics comme le SIAF (Service Interministériel des Archives de France), le ministère de la Culture…

Nous avons aussi un rôle de défense des associations, nous défendons le rôle des associations et leurs activités.

 

Vous êtes plus de 150 associations fédérées, comment contacter celles qui nous intéressent ?

Vous pouvez retrouver toutes les associations sur notre site, elles sont classées par départements, par union généalogique et par type (associations professionnelles, familiales…).

 

Comment les associations adhèrent à la FFG ?

L’association doit faire une demande avec copie des statuts, la composition des bureaux, nombre d’adhérents. Une fois ces informations réunies, le Conseil d’administration étudie la demande et donne son avis. Toutes les associations sont les bienvenues !

 

Quels sont vos objectifs pendant ces 3 années ?

J’ai deux objectifs principaux pour ces 3 années :

  • Continuer à lutter contre la suppression du 2ème exemplaire du registre de l’état civil, ce qui est totalement attentatoire à notre mémoire collective.
    Les communes de plus de 20 000 habitants possédant un procédé informatique pour la réalisation des actes, ne seront plus tenues de créer un deuxième exemplaire. Il ne faut pas oublier qu’au mois de mai 1871, les deux collections d’archives de Paris ont brûlé. Tout est parti en fumée en une nuit ! La technologie évolue très vite, le papier permet d’avoir un document authentique. Et il fait ses preuves depuis un demi-millénaire ! D’une commune à l’autre, elles n’auront pas les mêmes prestataires donc pourront potentiellement ne pas être compatibles.
  • Deuxième chose, je souhaite valoriser les associations. La généalogie est le 3ème loisir préféré des Français et le loisir le moins cher ! Ils ont besoin des associations !
    Nous assistons à une concurrence auprès de la généalogie associative : le monde commercial et les services d’archives. Il y a des services d’archives qui proposent des relevés alors que c’est le rôle des associations. Imaginez que les associations disparaissent, les généalogistes auront accès aux archives en payant via des sites marchands. Les associations sont importantes pour créer un lien social.
…les associations s’adaptent aux nouvelles technologies.

Que répondez-vous aux gens qui disent que les associations sont vieillissantes ?

Je ne pense pas que ça soit le cas, les associations s’adaptent aux nouvelles technologies.

Quand l’informatique est arrivée, les associations se sont mises à faire leur site internet, à numériser leurs recherches,à donner accès à leur base de données.

Si cette idée est par rapport à l’âge, on remarque que la moyenne d’âge diminue au fil des ans. Même si beaucoup de gens commencent la généalogie quand ils sont à la retraite, beaucoup d’actifs s’y mettent aussi. On peut aussi prendre l’exemple de la généalogie à l’école qui permet de faire découvrir aux plus jeunes !

 

Genea2016Vous avez organisé le dernier congrès de généalogie à Poitiers, un vrai succès ! Quels sont les prochains événements à venir ?

Le prochain événement est Géné@2016 qui se tiendra à aux Archives nationales à l’hôtel de Soubise. Il y a 4 ans, plus de 6 000 personnes étaient venues et il y a 2 ans nous avons réuni 8 000 personnes ! En 2017 se tiendra le congrès de la généalogie au Havre.

Nous allons aussi remettre en route les assises qui sont une sorte de colloques pour les responsables des associations fédérées. C’est un lien social qui est important pour les associations, cela nous permet d’échanger sur les sujets d’actualité.

 

Merci Thierry pour ce bon moment, c’était un vrai plaisir de réaliser cette interview !

Nous vous souhaitons beaucoup de réussite !

Nous nous retrouvons à la rentrée au salon Géné@2016 !

Pour avoir accès à la liste de toutes les associations et les contacter, c’est par ici : 

www.genefede.eu


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