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Présentation de Qidenus par Laurent Monpouet – Paroles d’experts

Cette semaine, nous avons le plaisir d’accueillir Laurent Monpouet de l’entreprise Qidenus.

Nous avons voulu en savoir plus sur cette entreprise qui développe un outil incroyable qui permet la reconnaissance de texte manuscrit ! Oui, oui vous avez bien lu ! Nous vous laissons découvrir Qidenus ci-dessous !

Interview de Laurent Monpouet

Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?Laurent Monpouet

Bonjour, généalogiste amateur depuis près de 20 ans, je recherche mes ancêtres dans cinq pays européens. Cette difficulté m’a très vite fait comprendre l’intérêt de l’arrivée d’internet, de la naissance des plateformes d’échange généalogique et de la mise en ligne d’archives à travers le monde.

Professionnel de la généalogie et des archives en ligne et ancien Directeur international de Geneanet, j’ai rejoint Qidenus pour travailler sur un projet basé sur la reconnaissance de texte manuscrit. Un projet qui ouvre des perspectives très prometteuses pour la mise en ligne et l’indexation des archives.

Qu’est-ce que Qidenus?

Qidenus est une entreprise autrichienne, crée il y a douze ans. L’équipe est localisée à Vienne en Autriche et à Berlin en Allemagne.

Qidenus s’est développé grâce à la production d’une gamme de scanners manuels, semi-automatiques et totalement automatisés à destination des archives. Puis, progressivement, Qidenus a proposé des prestations de numérisation et d’indexation, allant jusqu’à gérer de très gros projets pour plusieurs Archives Nationales. Aujourd’hui, Qidenus est l’un des leaders de cette branche et travaille avec les institutions de 126 pays.

Enfin, depuis plusieurs années, Qidenus travaille sur le développement d’un outil de reconnaissance de texte manuscrit en partenariat avec plusieurs universités européennes.

Dans un monde où l’immédiateté, la diffusion d’informations non vérifiées et l’absence d’esprit critique deviennent plus que préoccupants, il est important de remettre en avant les sources et les faits.

Selon vous, pourquoi est-il important de préserver nos archives ?

Dans un monde où l’immédiateté, la diffusion d’informations non vérifiées et l’absence d’esprit critique deviennent plus que préoccupants, il est important de remettre en avant les sources et les faits. Comme un être humain apprend de son enfance et se construit par ses expériences, une population doit se servir de son histoire pour comprendre son présent et orienter son avenir. Préserver nos archives, c’est préserver notre mémoire. Mais préserver sans diffuser n’a pas de sens. Diffuser nos archives, c’est donner au plus grand nombre l’accès à la connaissance. Les chercheurs, historiens, auteurs, scientifiques, journalistes sont bien entendu la première cible de ce travail. Mais le grand public doit aussi profiter de la préservation et de la diffusion des archives.

En France, la mise en ligne de nombreux fonds par les Archives Départementales a très fortement aidé à la démocratisation de la recherche généalogique. Des sites comme Gallica, Europeana, Mémoire des hommes sont tout simplement exemplaires.

Le développement de cette préservation/diffusion passe par plus d’archives en ligne et par une plus grande simplicité de recherche et de consultation. Internet est devenu incontournable. L’indexation, qu’elle soit humaine ou automatique, collaborative ou non, est aujourd’hui l’un des points importants de tout projet. L’aspect budgétaire dictera les évolutions futures : pour sa rapidité, sa fiabilité et donc son coût moindre, la reconnaissance automatique de texte manuscrit est l’une des options les plus intéressantes pour les prochaines années.

Quels types d’archives peuvent être numérisés ?

À chaque matériel sa solution. Les scanners Qidenus traitent des livres ou des registres de plusieurs centaines de pages dans des formats allant jusqu’au A2. Mais il existe aussi sur le marché des scanners à plat spécialisés dans la numérisation de grands formats, pour des cartes anciennes par exemple.

Cette technique peut-elle abîmer les documents ?

La prise d’image en elle-même n’altère pas les documents. C’est dans le transport et la manipulation que le soin le plus grand doit être pris. Par exemple, les scanners de Qidenus qui tournent automatiquement les pages d’un registre ne sont pas préconisés pour les registres les plus fragiles. Ce sont les prestataires de numérisation et les propriétaires des archives qui choisissent les outils et élaborent les procédures.

la première étape pour le logiciel consiste à localiser les lignes de textes, identifier les mots puis, enfin, séparer chaque lettre.

Comment fonctionne la reconnaissance de texte manuscrit ?

A partir des images numérisées, la première étape pour le logiciel consiste à localiser les lignes de textes, identifier les mots puis, enfin, séparer chaque lettre. Cette passe est approximativement la même que pour l’OCR (reconnaissance de texte imprimé).

Ensuite, la deuxième étape correspond à la reconnaissance à proprement dit. Le système développé par Qidenus s’appuie sur l’intelligence artificielle (réseau neuronal). Au lieu de se concentrer sur la seule compréhension des lettres, le système Qidenus va s’appuyer sur le contexte et sur le résultat recherché:

Au-delà de la multitude de styles d’écriture à prendre en compte, il est bien plus important pour le résultat final de prendre en compte le type de document et donc de vocabulaire employé, la construction des phrases et le type d’information que l’on souhaite trouver. Par exemple, pour un acte de naissance, il y a de fortes chances pour que les premiers mots concernent la date et le lieu.

De plus, ce système est capable de donner des indications sur son indice de confiance dans la reconnaissance, ce qui permet de vérifier et corriger si besoin.

Enfin, ce système est auto-apprenant : après une phase d’apprentissage pour comprendre de nouveaux types de documents, plus il traite d’images plus sa vitesse et son taux de reconnaissance sont importants.

 

Qidenus

 

À qui votre service s’adresse-t-il ?

Depuis sa création, Qidenus travaille en priorité avec et pour les institutions d’archives. Ensuite, au fil des ans, Quidenus se place comme une interface entre les institutions et des partenaires/acteurs privés capables de financer de gros projets.

Une fois numérisées, comment accéder aux archives ?

Actuellement. les images numérisées par Qidenus sont l’objet de contrats de vente ou de partenariats. La plus grande part des archives traitées sont accessibles sur les sites des archives (c’est le cas en Autriche, Allemagne et Pologne par exemple). Pour d’autres projets, les images sont disponibles sur les sites des gros acteurs généalogiques américains.

Mais les choses évoluent. 2017 sera une année marquante pour Qidenus : nous lancerons un site grand public en milieu d’année.

Merci Laurent pour cette interview !

Nous espérons que cette interview vous aura plu !

Si vous souhaitez en savoir plus, rendez vous sur leur site : http://qidenus.com/

N’hésitez pas à nous laisser votre avis en commentaire !


Commentaires

1 commentaire

MASSINA

je fais part de ce site à beaucoup de mes amis généalogistes (très amateurs).


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